Je crée de l’art depuis 22 ans, avec un engagement véritablement sérieux depuis 2004. Mon parcours a été une quête, non pas de la technique, mais de la découverte de ma propre voix à travers l’abstraction. Je travaille de manière intuitive, en laissant la toile me guider autant que je la guide. Il s’instaure un dialogue entre la peinture et moi, et j’ai appris à faire confiance à ce processus.
Mon atelier est mon sanctuaire. Il n’y a pas de règles lorsque je travaille, surtout en ce qui concerne la musique. Elle change au gré de mon humeur : un jour du classique, le lendemain de la pop des années 90 ou des chansons de mon enfance. Parfois, un souvenir précis refait surface, quelque chose de profondément personnel, et je passe alors toute une semaine à explorer cette émotion à travers la couleur et le mouvement.
Ce que j’aime le plus dans l’art abstrait, c’est sa liberté. Je n’impose pas ce que les gens doivent voir ou ressentir. Certains y perçoivent des paysages, d’autres des figures ou une émotion à l’état pur. Cette liberté est intentionnelle ; elle est au cœur de mon travail.
New York a été mon rêve depuis toujours. Y vivre et y travailler aujourd’hui me semble irréel. L’énergie de cette ville s’infiltre dans mon œuvre : son chaos, sa beauté, ses possibilités infinies. Après toutes ces années, je vis encore ce rêve.