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Nicole Azoulay ou quand la peinture devient un espace de liberté et de lumière

Nicole Azoulay développe une œuvre picturale intense et lumineuse où la matière et le geste dialoguent avec l’émotion. Son travail s’inscrit dans une recherche de vérité et de liberté laissant une place essentielle au ressenti et à l’interprétation personnelle. Cette rencontre propose d’entrer dans son univers artistique et de découvrir une démarche guidée par l’intuition la lumière et le mouvement.

Qui es-tu, quand tu n’es pas en train de créer ?

Je suis une femme qui s’est libérée du silence et qui cherche la lumière partout où elle se cache. J’ai besoin de couleurs, de joie, de vérité et de rencontres qui vibrent. J’aime écouter, ressentir, comprendre profondément les autres. Et surtout, j’aime partager, faire plaisir, aimer… comme mes tableaux aiment éclater de vie.

Ta démarche : un cri, un murmure, un silence ?

Ma démarche est un ancien silence qui s’est transformé en murmure, puis en voix. Elle est faite de liberté, de respiration et de vérité. Je peins pour exprimer ce que je n’ai pas dit pendant des années. Et parfois, ce murmure devient un cri de vie sur la toile.

Une seule œuvre : laquelle dit tout de toi ? Pourquoi ?

Ce serait celle où la lumière jaillit au centre, entourée de mouvements puissants, comme un cœur qui recommence à battre. On y voit ma renaissance, mes combats, mes éclats, mes blessures et mes victoires. On y voit le moment où j’ai décidé d’exister pleinement. Elle porte ma vérité la plus brute.

Pourquoi ce médium ? Qu’est-ce qu’il t’oblige à affronter ?

Le couteau ne pardonne rien : il impose la sincérité, la décision, l’impulsion. Il m’oblige à assumer chaque trace, chaque élan, chaque émotion. Il me confronte à moi-même sans détour. Et c’est justement cela que je cherche : la vérité pure. Et c’est cette vérité qui me libère.

Est-ce que ton œuvre te résiste ? Tu fais quoi quand ça coince ?

Oui, elle me résiste souvent, comme une force qui refuse d’être apprivoisée trop vite. Quand ça bloque, je me mets en retrait, je respire et je la laisse respirer, parler, se rééquilibrer. Puis je reviens avec une énergie nouvelle. C’est toujours un dialogue, jamais une domination. Et ce sont toujours ces moments-là qui créent les plus belles surprises.

L'atelier de Nicole Azoulay

Une obsession, une influence, un vertige en ce moment ?

Je suis obsédée par la lumière qui traverse la matière. Je cherche à saisir cette seconde où tout s’équilibre entre force intérieur et douceur. Elle me fascine parce qu’elle représente la renaissance et le courage. Mon influence vient de la vie elle-même, de ses tempêtes et de ses éclaircies. Et mon vertige, c’est de vouloir capter l’émotion juste avant qu’elle ne s’échappe.

Ton atelier : laboratoire, refuge, chaos ?

C’est mon refuge, mon souffle, mon lieu de vérité, l’endroit ou je respire le plus librement. C’est un espace où je peux tout oser, tout déchirer, tout reconstruire. Le chaos y danse avec la poésie. Les couleurs, les textes, les gestes s’y mélangent en permanence. C’est l’endroit où je me sens la plus vivante.

As-tu déjà douté de ta légitimité ? Que fais-tu de ce doute ?

Oui, le doute m’a longtemps accompagné. Aujourd’hui, je l’accueille comme un rappel : celui que je dois rester vraie et entière. Je le transforme en énergie, en puissance, en nécessité de créer. Il fait partie de mon chemin, mais il ne me dirige plus.

Une œuvre que tu n’as jamais osé créer ?

Une œuvre totalement nue, sans explosion de matière, sans couleur pour me protéger. Elle me forcerait à tout dire avec presque rien. Je ne l’ai pas encore osée, peut-être parce qu’elle révèle une vulnérabilité extrême.

"Forêt Nocturne"- Acrylique au couteau - 73 x 92 cm

Que veux-tu laisser, au-delà de la matière ?

Je veux laisser une vibration, une émotion qui reste dans le cœur, même quand le regard s’est détourné. Je veux transmettre la liberté, la joie, la force de renaître. Je veux que mes couleurs touchent l’âme, qu’elles fassent vibrer, sourire, respirer. Je veux laisser un élan de lumière.

L’art doit-il encore choquer pour exister ?

Non, l’art n’a pas besoin de violence pour être puissant. Il doit toucher, réveiller, ouvrir quelque chose en nous. Un souffle peut bouleverser plus qu’un choc. L’art existe quand il vit dans l’émotion.

Une mauvaise interprétation de ton travail : tu la portes comment ?

Je la porte avec ouverture, car chaque regard raconte une histoire différente. L’œuvre ne m’appartient plus vraiment une fois qu’elle est née. Elle vit dans l’œil de l’autre. Et c’est ça, la magie de la liberté artistique. L’art appartient aussi à celui qui le regarde.

Quelle est ta chanson ou musique préférée ? Et pourquoi ?

Let the Music Play de Barry White, parce qu’elle porte une énergie de vie irrésistible. Elle me reconnecte à mon corps, à ma joie, à ma liberté. Elle m’accompagne comme un soutien invisible. Elle me rappelle que la vie doit se danser. Cette chanson porte exactement la vibration de mes couleurs.

Quel est le film qui ta le plus marqué dans ta carrière d'artiste ? Dis nous en plus ?

Je ne peux pas en choisir un seul : trop de films m’ont façonnée. J’aime ceux qui parlent de liberté, de lumière, de silence intérieur, de renaissance, de joie profonde. Ceux qui donnent envie de se lever, de ressentir, d’aimer. Ils nourrissent mon art autant que mes propres émotions. Ils me rappellent pourquoi j’ai choisi de ne plus me taire.

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