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Pascale Defrancq – Entre Réel et Fantastique

Pascale Defrancq est une artiste peintre indépendante et hypersensible, dont l’univers se déploie entre liberté, émotions et rêverie. Fascinée par la solitude autant que par la vie sociale, elle transforme ses expériences et ses ressentis en œuvres sensibles et poétiques. À travers l’huile, l’aquarelle ou l’acrylique, ses toiles traduisent des tensions intérieures, des cris muets et la beauté fragile de la survie quotidienne. Son atelier, véritable refuge, devient le lieu où chaque idée prend forme sans barrière ni autocensure. Inspirée par la musique rock et les films qui l’ont marquée, Pascale offre un art où la sincérité, l’émotion et la liberté d’expression priment, invitant le spectateur à ressentir et à s’approprier chaque création au-delà de la matière.

Qui es-tu, quand tu n’es pas en train de créer ?

"Une femme hypersensible, indépendante éprise de liberté, passionnée, rêveuse , je vis un peu dans mon monde.J’adore constamment découvrir de nouvelles choses J’aime être seule mais en même temps je suis très sociable. Soucieuse du monde qui m’entoure et du bien être de mes proches. Je m’enflamme parfois un peu trop rapidement."

Ta démarche : un cri, un murmure, un silence ?

"Un cri intérieur, c’est une urgence muette, une tension qui ne trouve pas de voix mais qui brûle en dedans. Il ne cherche pas à être entendu parles autres, mais à être reconnu par soi même. C’est une force contenue, un appel à exister pleinement malgré le silence apparent."

Une seule œuvre : laquelle dit tout de toi ? Pourquoi ?

"Le combattant, c'est moi. Un poisson seul dans l’immensité bleue, face à la lune, comme une présence silencieuse, presque lointaine. Les bulles qui l’entourent sont ses respirations, ses résistances, ses tentatives de rester vivant dans une période où tout semblait l’engloutir. Ce tableau dit tout : la solitude, la lutte, la beauté fragile de continuer à avancer, même quand le monde devient liquide et flou. C’est une œuvre de survie mais aussi de lumière.."

Pourquoi ce médium ? Qu’est-ce qu’il t’oblige à affronter ?

"J’ai d’abord peins à l’huile pendant de nombreuses années c’est le médium qui nous était enseigné à l’école des beaux arts. L’huile a une profondeur et un velouté incomparable et un gros avantage c’est un médium facile car on peut corriger aisément en cas de besoin. Je me suis ensuite tournée vers l’aquarelle un médium très différent qui oblige à travailler rapidement .Pour ensuite me tourner vers l’acrylique que j’utilise actuellement depuis environ 4 ou 5ans. Je ne m’interdit pas de créer des toiles rassemblant plusieurs médiums."

Le monde superposé 60 x 60 cm acrylique sur toile

Est-ce que ton œuvre te résiste ? Tu fais quoi quand ça coince ?

"Je laisse la toile de côté, je reprends ensuite et si rien ne se passe il arrive que je recouvre la partie qui ne me plaît pas avec du gesso pour repartir différemment."

Une obsession, une influence, un vertige en ce moment ?

"Même quand rien ne s’impose clairement, il y a parfois un vertige diffus: celui du quotidien qui s’étire, des pensées qui tournent en boucle sans se fixer. Une sorte d’obsession invisible, faite d’habitudes, de micro derives, de silences trop pleins. Et dans ce flou , peut être une influence discrète : le besoin de ralentir ou celui de tout bousculer."

Ton atelier : laboratoire, refuge, chaos ?

"Sans hésitation un refuge, c’est un lieu où je peux déposer les armes, les attentes.Mon atelier devient alors un espace de repli doux, un cocon où je peux me retrouver sans me justifier. C’est là que le monde fait moins de bruit, et que l’essentiel peut enfin respirer."

As-tu déjà douté de ta légitimité ? Que fais-tu de ce doute ?

"Ce doute, quand il s’installe longtemps, devient presque un compagnon, il ronge, il freine, mais il oblige aussi à creuser plus profond, à chercher des fondations plus solides. On apprend à le regarder en face, à l’apprivoiser, parfois à le transformer en exigence : celle de ne pas se contenter, de rester vrai, de mériter sa place autrement que par les apparences."

Une œuvre que tu n’as jamais osé créer ?

"Aucune, liberté totale, aucune barrière interieure aucune auto censure. Chaque idée peut naître sans crainte, l’espace de création est vaste, ouvert vivant."

Odyssée Bleu Nuit 50 x 50 cm acrylique sur toile

Que veux-tu laisser, au-delà de la matière ?

"Au delà de la matière, peut être le désir de laisser une empreinte invisible : une sensation, une idée, une vibration qui continue d’exister dans l’esprit des autres. Quelque chose qui ne s’accroche pas aux murs, mais aux mémoires, aux émotions, aux élans. Un souffle plutôt qu’une statue."

L’art doit-il encore choquer pour exister ?

"L’Art n’a pas besoin de choquer pour exister. Il peut toucher, questionner, apaiser, révéler sans fracas. Le choc est une voie parmi d’autres, mais pas une obligation. Ce qui compte , c’est la sincérité du geste, la justesse de l’émotion, la capacité à créer du lien ou du trouble même dans la douceur."

Une mauvaise interprétation de ton travail : tu la portes comment ?

"Laisser libre cours à l’imagination du spectateur, c’est accepter que l’œuvre vive au delà de soi,qu’elle se transforme selon les regards. Même si l ’interprétation est éloignée de l’intention, elle révèle quelque chose d’autre, parfois inattendu, parfois précieux. C’est le risque de l’Art mais aussi sa magie."

Quelle est ta chanson ou musique préférée ? Et pourquoi ?

"J’ai partagé la vie de musiciens, j’ai côtoyé et accompagné des groupes de rock, dont certains mondialement connus alors je dirais le rock. C’est également la muique qui a accompagnée mon adolescence Deep Purple, Led Zeppelin, Pink Floyd, The Who, Queen, les Doors..."

Quel est le film qui ta le plus marqué dans ta carrière d'artiste ? Dis nous en plus ?

"Question difficile, il y a énormément de films : Avatar, Into the Wild, Amadeus, Délivrance FiIms très différents qui m’ont touché mais qui a priori non rien à voir avec mon univers pictural."

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